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CEE hôtellerie : financer la rénovation énergétique de vos hôtels
Chauffage, climatisation et eau chaude tournent jour et nuit dans un hôtel, alors que l’occupation varie d’une chambre à l’autre. Les certificats d’économies d’énergie financent une large part des travaux d’efficacité énergétique qui réduisent ces consommations, sans fermer l’établissement.
- Postes clés
Chauffage, ECS, climatisation
- Levier phare
GTB par chambre
- Références publiées
Westin Paris, Millenium Roissy
- Jusqu’à
100 % des travaux financés
Hôtellerie · bâtiment tertiaireLes enjeux du secteur
Pourquoi l’hôtellerie est un secteur clé pour les CEE ?
Un hôtel cumule les usages énergivores d’un bâtiment tertiaire et ceux d’un logement. L’établissement fonctionne toute l’année, y compris la nuit et le week-end, avec une occupation qui varie d’une chambre à l’autre.
Le dispositif des CEE vise tous les bâtiments tertiaires existants, dont les hôtels : chaque fiche fixe des critères techniques, un montant forfaitaire d’énergie économisée et les preuves à fournir. Le montant de l’aide dépend de la fiche, de la zone climatique, de la surface ou de la puissance, et du prix des CEE au moment de la signature.
Pour un hôtelier, réduire les coûts énergétiques sans dégrader le confort des clients est un enjeu de rentabilité autant que de qualité de service : les clients attendent une chambre à bonne température dès leur arrivée, de l’eau chaude à toute heure et des espaces communs agréables. Les solutions de gestion de l’énergie permettent de concilier ces deux exigences.
La mesure des consommations par usage est le point de départ : elle montre où se situent les pertes, chambre par chambre ou espace par espace, et permet de suivre les factures après travaux. C’est aussi un argument auprès des clients d’affaires, attentifs à la performance environnementale des établissements.
La principale source de gaspillage tient à l’occupation : une chambre vide reste souvent chauffée ou climatisée comme une chambre occupée. La mise en place d’une gestion technique du bâtiment (GTB), reliée au système de réservation, supprime ces consommations inutiles sans dégrader le confort des clients.
Les hôtels sont aussi concernés par le décret tertiaire dès 1 000 m² de surface et par le décret BACS selon la puissance de leurs installations. Le dispositif des certificats d’économies d’énergie aide à financer les travaux d’efficacité énergétique qui répondent à ces obligations. Le secteur « hôtellerie et restauration » figure dans les fiches CEE du tertiaire, avec des forfaits qui lui sont propres.
Les postes énergivores d’un hôtel
- Chauffage et climatisation des chambres
- Eau chaude sanitaire, en forte demande le matin et le soir
- Cuisine et blanchisserie
- Ventilation et éclairage des parties communes
Quelles fiches CEE pour un hôtel ?
Trois familles de fiches d’opération standardisée couvrent l’essentiel des projets d’un établissement hôtelier : le pilotage, la production de chaleur et la récupération de chaleur. Le choix dépend des équipements en place et du projet de rénovation.
GTB et régulation (BAT-TH-116)
Mise en place d’une GTB de classe A ou B qui pilote en fonction de l’occupation le chauffage, le refroidissement, l’ECS, l’éclairage et les auxiliaires. Voir la fiche BAT-TH-116.
Pompes à chaleur (BAT-TH-163, 164, 158)
Remplacement d’une chaudière gaz ou fioul par une PAC air/eau, une PAC eau/eau ou une PAC air/air selon le bâtiment.
Chaleur des groupes froids (BAT-TH-139)
Les chambres froides et la cuisine rejettent de la chaleur dont la récupération préchauffe l’ECS. Voir la récupération de chaleur sur groupe froid.
Bon à savoir : les fiches pompes à chaleur appliquent un facteur correctif de 0,7 pour l’hôtellerie et la restauration, contre 1,2 pour les bureaux. Le pilotage par GTB reste donc souvent le premier levier de performance énergétique, le plus rentable par euro investi, avant le remplacement du système de chauffage.
La GTB, premier levier d’économies d’énergie à l’hôtel

La fiche BAT-TH-116 finance un système de gestion technique du bâtiment dans un bâtiment tertiaire existant depuis plus de deux ans. Le volume de certificats dépend d’un forfait par m² selon l’usage piloté et la classe de la GTB, multiplié par le coefficient de zone climatique et par la surface gérée.
Pour l’hôtellerie et la restauration, version A62.6, les forfaits sont de 400 kWh cumac par m² pour le chauffage en classe A (200 en classe B), 60 pour le refroidissement, 32 pour l’ECS, 65 pour l’éclairage et 6 pour les auxiliaires. Le coefficient de zone vaut 1,1 en H1, 0,9 en H2 et 0,6 en H3.
Un exemple chiffré
Aide CEE estimée pour une GTB de classe A sur un hôtel de 5 000 m² en zone H1.
Un hôtel de 5 000 m² en zone H1 installe une GTB de classe A qui gère le chauffage, le refroidissement, l’ECS, l’éclairage et les auxiliaires sur toute sa surface : (400 + 60 + 32 + 65 + 6) × 1,1 × 5 000 = 3 096 500 kWh cumac, soit environ 3,1 GWh cumac.
Avec la fourchette indicative de 6,5 à 7,5 € par MWh cumac retenue sur notre page de calcul CEE, le montant de l’aide se situe entre 20 100 et 23 200 € environ. Le prix du marché se suit sur notre baromètre du prix des CEE. Pour votre établissement, utilisez notre simulation prime CEE.
Changer de chauffage : pompe à chaleur, réseau de chaleur et Coup de pouce
Beaucoup d’hôtels sont encore chauffés par une chaudière au gaz ou au fioul. Lorsque cette chaudière arrive en fin de vie, le Coup de pouce chauffage tertiaire multiplie le volume de certificats d’économies d’énergie de l’opération si le bâtiment abandonne le charbon, le fioul ou le gaz au profit d’un équipement alimenté par des énergies renouvelables. C’est le moment le plus favorable pour améliorer durablement la performance énergétique de l’établissement.
Lorsqu’un réseau de chaleur renouvelable dessert le quartier, le raccordement est la solution prioritaire du Coup de pouce. Il relève de la fiche d’opération standardisée BAT-TH-127, présentée sur notre page consacrée au raccordement à un réseau de chaleur. Une pompe à chaleur n’est bonifiée qu’à défaut, sur attestation d’impossibilité du gestionnaire du réseau.
Quelle pompe à chaleur pour un hôtel ?
La pompe à chaleur de type air/eau (BAT-TH-163) est la plus courante : elle remplace la chaudière sur le réseau de radiateurs ou de ventilo-convecteurs existant. La fiche distingue les applications basse, moyenne et haute température selon les émetteurs. Des radiateurs basse température, ou un réseau bien équilibré, améliorent le rendement de la PAC.
La pompe à chaleur eau/eau (BAT-TH-164) s’adresse aux sites disposant d’une ressource en eau ou d’une boucle d’eau. Les équipements dimensionnés uniquement pour l’eau chaude sanitaire ne donnent pas lieu à certificats dans cette fiche. Pour les opérations engagées depuis le 1er mai 2026 sur ces deux fiches, la moitié des chantiers sont contrôlés sur site.
Isolation, eau chaude et éclairage : les autres postes de l’hôtel
Isolation du bâtiment
Quatre fiches couvrent l’enveloppe des bâtiments tertiaires : combles et toitures (BAT-EN-101), murs avec une résistance thermique R d’au moins 3,7 m².K/W (BAT-EN-102), planchers bas avec R ≥ 3 m².K/W (BAT-EN-103) et toitures-terrasses avec R ≥ 4,5 m².K/W (BAT-EN-107). Voir notre page isolation bâtiment. L’isolation réduit les besoins avant tout remplacement du générateur.
Un poste propre à l’hôtellerie
Douches, cuisine et blanchisserie font de l’eau chaude sanitaire un poste majeur de consommation d’énergie. La récupération de chaleur sur les groupes de production de froid (BAT-TH-139) et une production thermodynamique bien dimensionnée réduisent la consommation de gaz ou d’électricité de ce poste et la température de retour des réseaux.
Une fiche supprimée en 2026
La fiche BAT-EQ-127, qui finançait les luminaires LED dans le tertiaire, a été supprimée le 24 février 2026. Le passage aux LED reste rentable, mais il se fait désormais hors dispositif CEE : mieux vaut le savoir avant de bâtir un plan de financement.
Isoler avant de remplacer le générateur permet de réduire la puissance de la nouvelle installation de chauffage. L’ordre des travaux fait partie de l’étude que nous menons avant toute demande de CEE.
Nos références dans l’hôtellerie
TERA Énergie accompagne des établissements hôteliers de toutes tailles, de l’hôtel indépendant au site de groupe. La plupart de ces projets ne font pas l’objet d’une communication publique : les deux références ci-dessous illustrent notre démarche, avec l’accord des établissements concernés.
Hôtellerie haut de gamme · Paris (75)
Hôtel Westin Paris
GTB de classe A et régulation des émetteurs de chauffage en site occupé : 40 % d’économies d’énergie estimées sur les usages concernés. Voir la référence.
Hôtellerie d’affaires · Roissy (95)
Millenium Hôtel Roissy
GTB de classe A couplée au système de réservation : chauffage et climatisation suivent l’occupation réelle de chaque chambre, et le bâtiment est mis en conformité BACS. Voir la référence.
Point commun de ces projets : des travaux menés en site occupé, sans fermeture de l’établissement. Retrouvez nos réalisations publiées sur notre page références, ou interrogez-nous sur un projet comparable au vôtre.
Réussir un projet CEE dans un hôtel
Une rénovation réussie part d’un état des lieux : consommations par usage, puissance des générateurs, mode de production de l’eau chaude, équipements de régulation déjà en place et contraintes d’exploitation. L’audit énergétique permet de hiérarchiser les actions et de combiner plusieurs fiches sur le même site.
L’ordre des travaux compte : piloter et réguler d’abord, puis remplacer les générateurs, souvent mieux dimensionnés une fois les besoins réduits. Pour un groupe hôtelier, un accompagnement CEE multi-sites mutualise les études et la valorisation des certificats.
Les points de vigilance
- Signer l’offre CEE avant le devis de l’installateur
- Déclarer le bon secteur d’activité, hôtellerie et restauration, dans l’attestation
- Mesurer la surface gérée par la GTB pour chaque usage
- Planifier les travaux en site occupé, par étage ou par aile
- Anticiper les contrôles sur site prévus pour les pompes à chaleur
Les étapes d’un projet CEE hôtelier
- Analyse des consommations, des équipements et des obligations (décret tertiaire, BACS)
- Sélection des opérations éligibles et estimation de la prime avant tout engagement
- Signature de l’offre CEE, puis des devis des installateurs
- Travaux en site occupé, mise en service et paramétrage
- Montage du dossier, contrôles éventuels et versement de l’aide
Mandataire CEE, TERA Énergie agit pour le compte des obligés et reste votre interlocuteur unique jusqu’au versement. Découvrez notre AMO CEE, l’ensemble du secteur tertiaire, pourquoi demander la prime CEE avant devis et les définitions de notre glossaire CEE.
Questions fréquentes
Un hôtel peut-il bénéficier de la prime CEE ?
Oui. Un hôtel est un bâtiment tertiaire : il peut mobiliser les fiches CEE du secteur, comme la GTB, les pompes à chaleur ou la récupération de chaleur, dès lors que les conditions de chaque fiche sont respectées.
Quels travaux rapportent le plus de CEE dans un hôtel ?
Le pilotage par GTB du chauffage, de la climatisation et de l’ECS est souvent le premier levier. Le remplacement d’une chaudière par une pompe à chaleur de type air/eau génère aussi un volume important, avec un facteur correctif de 0,7 pour l’hôtellerie, et peut être bonifié par le Coup de pouce chauffage.
Les travaux peuvent-ils se faire sans fermer l’hôtel ?
Oui. Les projets de l’Hôtel Westin Paris et du Millenium Hôtel Roissy ont été menés en site occupé, par phases, sans fermeture de l’établissement.
La prime CEE peut-elle couvrir la totalité des travaux ?
Cela dépend des travaux et du prix des CEE. À l’Hôtel Westin Paris, l’aide CEE a couvert 100 % de l’investissement dans la GTB et la régulation.
Un groupe hôtelier peut-il regrouper ses établissements ?
Oui. Les opérations de plusieurs hôtels peuvent être valorisées ensemble, avec un interlocuteur unique pour les études, les dossiers et la mise en concurrence des obligés.
Vos chambres vides sont-elles chauffées ?
Envoyez-nous la surface de votre établissement, son installation de chauffage et d’ECS et ses consommations d’énergie : nous identifions les fiches mobilisables et estimons la prime de votre projet.
